Uniformes & Niveaux – Grades & Titres

Vous trouverez ce qui conditionne l’atteinte de chaque niveau, dans le livre                                      « GOSHIN-SYSTEME, Programme Ceinture Orange » de Kyoshi Pascal COULON et Renshi Nicolas RUDE. 

En fonction des écoles il peut exister un sous-système avec des barrettes en niveau Mudansha, mais est plus souvent réservé aux enfants.

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Élite de l’ Académie

Certifications disponibles auprès de votre instructeur.

BUTOKUKAI 武徳会

« L’association Dai Nippon Budokukai a été créée en 1895 à Kyoto et fut chargée par les autorités d’organiser et de classifier des divers styles et écoles d’arts martiaux (Bu-Jutsu), qui s’étaient multipliés pendant la longue période des Tokugawa (1603-1868), dans un cadre légal et officiel. Avec la mission, pour un comité d’experts spécialement constitué, d’authentifier grades et titres de maîtrise (Shihan-menjo). […] C’est à cette époque qu’apparurent aussi les distinctions entre titres d’enseignants : Hanshi, Kyoshi, Renshi. »
(Encyclopédie des arts martiaux de l’Extrême-Orient, Gabrielle & Roland Habersetzer, 4ème Édition, 2004)

La « touche » Goshin-Système

Par rapport à la progression du Butokukai qui commence parfois à partir du 8ème kyu (8ème, 7ème et 6ème étant alors tous trois des ceintures blanches) et d’autres fois dès le 6ème kyu, le Goshin-Système commence à partir du 7ème Kyu avec une ceinture blanche pour évoluer traditionnellement de la blanche à la jaune, orange, verte, bleue.

Puis, nous marquons ici une différence en ayant en 2ème Kyu une ceinture violette et enfin on revient au 1er Kyu avec la ceinture marron. Ainsi nous marquons chaque Kyu par une couleur qui lui est propre (sans avoir deux ou trois ceintures blanches).

Après les grade MuDanSha (littéralement « Non-Niveau-Titulaire ») l’élève atteint l’échelon Yudansha.

« En recevant son premier titre Dan (Shodan, soit le 1er Dan) il passe dans une catégorie différente où s’ouvre pour lui une nouvelle progression, qui est marquée par une attribution de Dan en nombre croissant. Cette progression peut aller du 1er au 10ème Dan, suivant une une graduation autrefois établie par le Butokukai et qui sert toujours de référence dans toutes les disciplines traditionnelles (et aussi largement copiée dans les sports de combat modernes, qui voient le jour dans de nombreux pays, même s’ils n’ont aucun rapport ni avec une longue tradition ni même avec le Japon).

Les grades supérieurs reconnaissent une valeur technique, (un domaine physique qu’il est possible d’explorer jusqu’à un certain âge), mais aussi une connaissance approfondie des véritables lignes de forces se profilant derrière les techniques (Okuden), soit un domaine qu’il n’est possible d’explorer valablement qu’à partir d’une maturité physique et mentale qui ne peut exister qu’avec l’âge et l’expérience. »

(ibidem)

Godan (5ème Dan) : 30ans minimum

Rokkudan (6ème Dan) : 35ans minimum

Sichidan (7ème Dan) : 42ans minimum

Hachidan (8ème Dan) : 50ans minimum

Kudan (9ème Dan) : 60ans minimum

Judan (10ème Dan) : 70ans minimum

En Goshin-Système  aucun âge minimum n’est imposé mais ces minimums sont pourtant respectés dans les faits. 

Dans notre art martial, sans parler d’âge, on remarque plutôt une évolution de plus en plus lente entre les Dan. Et si on demande au minimum l’équivalent d’un an d’entraînement pour passer du 1er Kyu au 1er Dan, et qu’ensuite il faut deux ans minimum pour atteindre celui de 2ème Dan (cf. PCO, p.21) on peut conjecturer qu’il y a un temps minimum entre tous les autres Dan équivalent au nombre du prochain dan. Ainsi le 3ème Dan serait atteint au bout de 3ans minimum après l’acquisition du 2ème Dan ; 4ans entre le 3ème et 4ème ; 5ans entre le 4ème et le 5ème ; etc…


KYUDAN 級段

« Éventail des grades et titres accompagnant la progression d’un pratiquant d’art martial traditionnel (Budo), se divisant en deux catégories :

celle des Kyu (Mudansha : élèves des premiers niveaux dans la progression)

et celle des Dan (Yudansha puis Kodansha : les rangs de l’expertise et de la maîtrise, se marquant dans de nombreux arts martiaux par le port d’une « ceinture noire »).

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Chaque étape de la progression est sanctionnée par un diplôme (Gaku), en général après examen, délivré par le professeur (Sensei) à son élève, ou disciple (Deshi).

La progression n’exprime pas seulement un acquis technique de plus en plus complet (Jutsu) mais également, et surtout davantage marqué à mesure que les grades Dan sont élevés, un état d’esprit atteint sur la Voie (Do) de la perfection du pratiquant en tant qu’homme. »

(Encyclopédie des arts martiaux de l’Extrême-Orient, Gabrielle & Roland Habersetzer, 4ème Édition, 2004)

Vous trouverez ce qui conditionne l’atteinte de chaque niveau,dans le livre « GOSHIN-SYSTEME, Programme Ceinture Orange » de Kyoshi Pascal COULON et Renshi Nicolas RUDE. 

En fonction des écoles il peut exister un sous-système avec des barrettes en niveau Mudansha, mais est plus souvent réservé aux enfants.

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Évolutions des Grades Enfants à Adultes

Généralement, un enfant progressera moins vite qu’un adolescent qui, lui-même devra reconstruire toute sa motricité face à un nouveau gabarit « adulte », plus grand, plus lourd, plus fort.

Le système de grade en Goshin-Système part sur le principe qu’un Adulte acquerra plus rapidement les bases (PCO) puis leur efficacité techniques (PCV) qu’un Adolescent, qui mettra lui-même moins de temps pour acquérir ses même bases qu’un Enfant (demi-ceinture).

Ce système, mis en place par Renshi Nicolas Rude, propose ainsi de conduire un enfant débutant jusqu’à une véritable ceinture noire avec tout le crédit qu’on attribue à cette expertise technique et le respect des adultes (puisque après tant d’année de pratique, il sera alors dans le groupe adulte, même si il peut être officiellement encore mineur). Et non pas rabaisser à une ceinture noire dite « junior » comme on l’eut fait par le passé au Goshindo. Cela marque donc encore une différence par rapport à notre Goshin-Système où l’on a fait le choix de valoriser la patience et la persévérance auprès des enfants.

Le tableau suivant renseigne les différentes progressions qu’il peut y avoir en termes de niveau par rapport à un Programme (e.g. demi-ceinture, PCO pour Enfant et PCV pour Adolescent) et de temps en fonction de l’âge de l’élève à son arrivé (« Enfant » jusqu’à 9ans : Tigres & Ninjas ; « Adolescent » de 10 à 13ans : Dragons & Adolescents ; Adulte ).

Note : ces progressions idéales seraient celles d’élèves types qui s’entraînent « en continu à raison de 2 cours par semaine » (cf. GOSHIN-SYSTEME, Programme Ceinture Orange, Shihan Pascal Coulon & Renshi Nicolas Rude, Auto édition, 2006, p.21)

« Restriction pour les enfants de moins de 12 ans : un passage de grade par année si l’attitude convient et qu’ils ont participé à au moins 2/3 des cours » (GOSHIN-SYSTEME, Programme Ceinture Orange, Shihan Pascal Coulon & Renshi Nicolas Rude, Auto édition, 2006, p.21)

« Rappel : Le nombre de cours décidé par le Professeur est une condition indispensable mais pas suffisante pour passer un grade : sont pris en compte également l’attitude, l’investissement et la régularité. En fin de compte, le professeur décide si l’élève peut être présenté à son passage de grade.

Groupe Tigres, Ninjas et Dragons (élèves de maternelle à 6ème) : la progression est d’une demi-ceinture par an si l’élève participe aux 2 tiers des cours soit un minimum de 50 cours ». (« GOSHIN-SYSTEME, Livret d’objectif », p.5) 

« Si l’élève participe à un minimum de 50 cours, il peut progresser d’une ceinture par an chez les Dragons Débutants et d’une demi-ceinture par an chez les Dragons avancés.» (« DOJO arts martiaux, Livret d’accueil » p.6)

Précisons que la validation du Programme Ceinture Orange est sanctionné par la ceinture Orange, ainsi un enfant venant de passer chez les adolescents avec une ceinture jaune-orange se verra présenter, dans son nouveau groupe, à un passage de grade ceinture Orange.

Enfin, comme toujours, en fonction de la compétence de l’élève, de son assiduité et de son engagement dans le club, le Sensei pourra exceptionnellement en décider autrement.

FONDATEURS

 

Kyoshi Pascal COULON                                                          2010 : 7ème Dan                                 2015 : KYOSHI

Enseigne bénévolement les arts-martiaux depuis près de 40ans. Il commença à pratiquer dès l’âge de 6ans et est désormais 7ème Dan en Goshin-Système et obtint le titre de Kyoshi par Hanshi Cosimo Costa en 2015. Il est enseignant titularisé d’EPS depuis 1982 et détient trois Brevets d’État d’Éducateur Sportif, dont un en Judo. Il forma à plusieurs reprise, auprès de la Fédération Française Sport Pour Tous, des animateurs sportifs (Infra-4, CQP).

Depuis 2018, il s’est détaché des enseignements hebdomadaires pour se consacrer essentiellement la promotion du Goshin-Système en France et à l’international et enseigne désormais lors de stages en France et à l’étranger : Autriche, Allemagne, Canada, Italie, Maroc, Norvège, République Tchèque, Russie, Suisse, etc…

Il fut l’élève et le partenaire de Hanshi Alain Sailly avec qui il travailla depuis les années 1980 jusqu’en 2006. En 1989, il enseignait le Goshindo sur Annecy, et organisa avec Renshi Nicolas Rude les premiers stages internationaux sur Annecy en 2001, d’une ampleur sans précédant dans la région.

Depuis 2006, avec Renshi Nicolas, ils développèrent leur propre système à partir du Goshindo et fondèrent ainsi le Goshin-Système.

Une des caractéristique principale du système est d’avoir établit un programme commun par niveau (3 niveaux sur 4 actuellement). Ils référencent les techniques adaptées aux grades des élèves, mais surtout, l’évolution des socles communs de compétences. Ce système respecte les ressources de l’élève en fonction de son niveau, tant sur le plan moteur (e.g. coordination, dissociation), bio-physiologique (e.g. certaines  acrobaties sont plus conseillé pour des jeunes), bio-mécanique (e.g. efficiences dans le placement ; contrôles articulaires), bio-informationnel (e.g. proprioception ; repère dans l’espace ; traiter l’information pertinente) et psycho-affectif (e.g. gérer ses émotions). En effet, si l’on prend l’exemple des projections, le système est construit plutôt pour le uke (celui qui subit la technique) que le tori (celui qui exécute la technique), afin de tenir compte des appréhensions du à la chute. Un travail spécifique au savoir chuter est donc requis en amont.

Actuellement, il existe le PCO (Programme Ceinture Orange, du 7ème Kyu au 5ème Kyu) pour le niveau lié aux ceinture blanches, jaunes et oranges, le PCV (Programme Ceinture Violette, 4ème Kyu au 2ème Kyu ) correspondant à verte, bleue, violette, et le « programme Master » (en vu de devenir instructeur, 1er Kyu au premier Dan) pour marron et noire.

 

Renshi Nicolas RUDE                                             2012 : 5ème Dan                        2009 : RENSHI

A développé le Goshin-Système et dirigé une école professionnelle d’art martial pendant plus de 15ans. Renshi a débuté les Arts Martiaux avec Kyoshi Pascal Coulon en 1989. En février 1995, il obtient sa ceinture noire. L’été suivant, il part vivre à Bruxelles où il pratique une autre forme de Jujitsu. Lors de ses études à Lille (Management du sport, Audiovisuel), il continue le Jujitsu et le Judo. En janvier 2000, Renshi Nicolas revient à Annecy pour devenir professionnel dans les Arts Martiaux.

Il fut directeur du DOJO Arts Martiaux jusqu’à son départ à Tahiti en 2016. Il avait entre autre dessiné les plans du Dojo, il s’occupait du travail administratif, développait les outils pédagogiques du Goshin-Système (livres, projet de dvd), etc…

Il a obtenu son titre de Renshi (expert technique) en mai 2009, décerné par Hanshi Cezar Borkowski. Il est 5ème dan de Goshin-Système et ceinture noire de kobudo (travail des armes).

Il a obtenu plusieurs podiums en coupe du monde (Duo-Kata et Kata armé). Il était également formateur CQP (FF Sports pour Tous) et BESAPT.

A l’instar de Kyoshi, il enseigna son art dans toute l’Europe, au Canada et au Maroc.

Renshi, avant de partir pour Tahiti, a toujours eu l’idée de finaliser par un dernier ouvrage destiné au 2ème Dan et plus (« programme Master + », PCO p.20), et de faire un format DVD de chacun de ses programmes (filmés en 2011 mais jamais travaillés). De même, durant mes études, alors que je lui confiais vouloir réaliser un ouvrage sur la didactique et pédagogie du Goshin-Système, il disait que cela aussi était en projet, avant qu’il ne quitte la direction du DOJO Arts Martiaux de Cran-Gevrier (Annecy).

Même si il n’a pu finaliser tous ses projets sur le développement médiatique du Goshin-Système, il donna des formations à toute la nouvelle génération d’instructeur axées principalement sur la cohérence d’une didactique respectant les différentes ressources initiales de l’élève. Même si rien de cela n’a été publié, il a légué aux instructeurs un premier jet des programmes spécifique aux enfants, tandis qu’ils étaient prévu d’être un jour regroupé dans un ouvrage (PCO, p. 20).


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GOSHIN-SYSTÈME

武道 – Arts Martiaux Japonais !

Le GOSHIN-SYSTÈME est un art martial d’origine japonaise. A la base, c’était une synthèse de plusieurs écoles de Ju-Jitsu basée pratiquement exclusivement sur du travail de clefs. Depuis les années 1980 il s’est vu enrichir de frappes (venues du Karate, de la boxe Thai, Capoera,…), de techniques au sol (Lutte, Sambo, Jujitsu Brésilien), des mouvements tournant, du travail d’armes (couteau, bâton court, Bo), etc…

Ce travail d’enrichissement est l’idée de base de notre Art Martial : ne pas se scléroser, toujours chercher à évoluer, à appréhender de nouvelles techniques en vue de développer sa motricité et sa capacité à se défendre.

護身 « Go-Shin » = « protection du corps » (self-defense)

« Système« , car il découle d’une didactique établit (livres techniques disponibles ici) par des experts et pédagogues français (près de 40ans d’enseignement en scolaire et association, en France et à l’étranger, formateur BPJEPS, etc.) pour offrir au pratiquant un enseignement d’excellence tout en s’épanouissant dans la bonne humeur !

総合武道 « Sogo-Budo« , i.e. « art martial total«  : art martial synthétisant différentes disciplines martiales.

Contrairement au Judo qui se spécialise dans les nage-waza (projections) et ne-waza (travail au sol avec immobilisations, osae-waza, et étranglements, jime-waza) ou le Karate pour les atemi-waza (frappes), le Goshin-système est global, cherchant à ne discriminer aucune partie.

Pour l’historique de cet art, rendez-vous sur la page de ses fondateurs :

Kyoshi Pascal COULON et Renshi Nicolas RUDE.

Lignée du Goshin-Système : fiche synthèse

Arts Martiaux JAPONAIS                                                                                                                                                             BUJUSTU : Aïki-Jutsu XIIème sciècle, de Yoshimitsu Minamoto (1056-1127)                                                                          KO-RYU : Daito-ryu XIIème (puis Takeda Daito-ryu)                                                                                                               RYU : Goshin-bugei (1938) ou Hakko-ryu depuis 1941, de Soke Okuyama Yoshiji Ryuho (1900-1987)                                                                                                                                                 BUDO  : Goshin.do (1989), par Hanshi Alain Sailly (1958-)                                                                                                                                                                                          FONDATIONS  :  2006 par Kyoshi Pascal Coulon & Renshi Nicolas Rude

 

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